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Travail de nuit en entreprise de propreté

En propreté, le travail de nuit va de 21 h à 6 h et se majore de 20 % pour les travaux réguliers, de 100 % pour les travaux occasionnels.

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En propreté, la plage de nuit va de 21 heures à 6 heures. Les heures qui y sont effectuées sont majorées de 20 % pour les travaux réguliers et de 100 % pour les travaux occasionnels, et le travailleur de nuit a droit à un repos compensateur de 2 % du travail effectif accompli sur cette plage.

C'est la page où nous pouvons être précis, parce que les règles sont directement vérifiables dans le texte en vigueur : l'article 6.3 de la convention collective nationale des entreprises de propreté et services associés du 26 juillet 2011, dans sa rédaction issue de l'avenant n° 13 du 19 septembre 2018, en vigueur étendu.

Qui est « travailleur de nuit »

Le statut ne se déduit pas du fait de travailler tôt ou tard. La plage de nuit retenue est 21 heures - 6 heures, et le statut s'acquiert de deux façons alternatives :

La distinction est structurante pour le planning. Un agent affecté à un site trois soirs par semaine peut basculer dans le statut sans que personne ne l'ait décidé — simplement parce que la grille a été construite ainsi. Et le statut ouvre des droits : ce n'est pas une étiquette administrative, c'est un changement de régime.

Les majorations

La convention distingue deux situations, et l'écart entre les deux est considérable :

Nature du travail de nuit Majoration
Travaux réguliers 20 %
Travaux occasionnels 100 %

C'est le point que la plupart des grilles de coût ignorent. Une intervention de nuit ponctuelle — un chantier exceptionnel, une remise en état après sinistre, un renfort imprévu — ne coûte pas 20 % de plus : elle coûte le double. Chiffrer un devis exceptionnel sur la base du taux régulier, c'est vendre à perte sans le savoir.

Le repos compensateur

Le salarié qui bénéficie du statut de travailleur de nuit a droit à un repos compensateur de 2 % du travail effectif accompli entre 21 heures et 6 heures dans le mois.

Ce repos est une charge de planning autant qu'une charge de paie : il doit être posé, donc il retire de la capacité. Un service qui l'accorde sans le planifier le reporte indéfiniment et accumule une dette de repos.

Les durées maximales

Pour le travailleur de nuit, la convention encadre les durées :

Ces plafonds sont plus stricts que ceux applicables au travail de jour. Un planning qui ne distingue pas les deux régimes laisse passer des dépassements que rien ne signale avant la paie.

Pause et indemnité de repas

Le travailleur de nuit qui accomplit au moins 6 heures 30 bénéficie d'une indemnité de repas égale à deux fois le minimum garanti, ainsi que d'une pause payée de 20 minutes.

Le seuil de 6 h 30 mérite attention : il transforme une vacation de 6 heures en vacation de 6 h 30 dès qu'on ajoute une demi-heure, avec un effet de seuil sur le coût. Là encore, c'est au moment de construire la grille qu'il faut le voir, pas à la clôture.

Ce que cela impose à l'organisation

Trois règles pratiques découlent de ce qui précède :

  1. Surveiller l'entrée dans le statut. Le compteur des 270 heures annuelles et la règle des deux fois par semaine doivent être suivis en continu, pas constatés.
  2. Séparer régulier et occasionnel dès le devis. L'écart 20 / 100 % rend cette distinction plus déterminante que le volume d'heures lui-même.
  3. Planifier le repos compensateur. Un droit non posé reste dû.

Kroneo permet de poser ces seuils une fois et de voir, pendant la construction du planning, quel agent approche du statut et quelle grille fait basculer un site dans le régime de nuit. Le coût de main-d'œuvre se lit par chantier, majorations comprises.

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FAQ

Quelle est la plage de nuit en entreprise de propreté ?

De 21 heures à 6 heures, selon l'article 6.3 de la convention collective des entreprises de propreté et services associés.

Qui a le statut de travailleur de nuit en propreté ?

Le salarié qui travaille au moins deux fois par semaine, à raison de trois heures par jour minimum sur la plage de nuit, ou qui accomplit 270 heures sur cette plage au cours de 12 mois consécutifs. Le statut peut donc s'acquérir sans décision explicite, simplement par la façon dont la grille a été construite.

Quelle majoration pour une intervention de nuit exceptionnelle ?

Cent pour cent. La convention distingue les travaux réguliers, majorés de 20 %, et les travaux occasionnels, majorés de 100 %. Un chantier de nuit ponctuel — remise en état, renfort imprévu — coûte donc le double, et non 20 % de plus. C'est le point que la plupart des devis exceptionnels ignorent.

Quel repos compensateur pour un travailleur de nuit en propreté ?

Deux pour cent du travail effectif accompli entre 21 heures et 6 heures dans le mois. C'est une charge de planning autant que de paie : le repos doit être posé, donc il retire de la capacité. Non planifié, il s'accumule en dette.

Quelles durées maximales pour un travailleur de nuit ?

Huit heures par jour, pouvant être portées à dix avec attribution de repos compensateur ; quarante heures hebdomadaires en moyenne sur douze semaines, pouvant être portées à quarante-quatre. Ces plafonds sont plus stricts que ceux du travail de jour.

Y a-t-il une indemnité de repas pour le travail de nuit ?

Le travailleur de nuit qui accomplit au moins 6 h 30 bénéficie d'une indemnité de repas égale à deux fois le minimum garanti, ainsi que d'une pause payée de 20 minutes. Le seuil de 6 h 30 crée un effet de coût dont il faut tenir compte au moment de construire la grille.

Source et vérification

Source : article 6.3 de la CCN des entreprises de propreté et services associés du 26 juillet 2011 (IDCC 3043), rédaction issue de l'avenant n° 13 du 19 septembre 2018, en vigueur étendu. Consulté sur Légifrance et vérifié le 21 août 2026. Cette page n'est pas un conseil juridique.